“The Hammer” : une icône du cinéma culte et d’exploitation
"Ancien joueur professionnel de football américain, Fred “The Hammer” Williamson s’impose au début des années 1970 comme l’un des visages majeurs du cinéma blaxploitation, un courant qui bouleverse alors les codes du cinéma américain en proposant des héros afro-américains forts, indépendants et centraux. Sa stature, son autorité naturelle et son charisme brut font de lui une figure immédiatement reconnaissable du cinéma d’action et d’exploitation.
Il marque durablement l’histoire du genre avec Black Caesar (1973) et Hell Up in Harlem (1973), deux films réalisés par Larry Cohen, aujourd’hui considérés comme des classiques absolus du cinéma culte. Williamson y incarne des anti-héros puissants, maîtres de leur destin, dans un cinéma urbain frontal, politique et sans compromis.
À la même période, il consolide son statut avec Boss Nigger (1974), Bucktown (1975) et Mean Johnny Barrows (1976), s’impliquant souvent aussi comme producteur ou réalisateur — un contrôle créatif rare à l’époque.
À partir de la fin des années 1970, Fred Williamson élargit son registre et s’impose dans le cinéma d’exploitation international. Il apparaît notamment dans The Inglorious Bastards (1978) d’Enzo G. Castellari, film de guerre devenu culte, ainsi que dans de nombreux films d’action et de séries télévisées, dont Starsky & Hutch, CHiPs ou Hunter.
Dans les années 1990, il retrouve le cinéma de genre avec From Dusk Till Dawn (1996) de Robert Rodriguez, où il apparaît aux côtés de George Clooney, Quentin Tarantino et Harvey Keitel, renforçant son statut de figure respectée du cinéma culte, capable de traverser les décennies sans perdre son aura.
Fred Williamson reste aujourd’hui une icône du cinéma d’exploitation et du cinéma culte, symbole d’un cinéma libre, physique et assumé, où la présence à l’écran comptait autant que le message porté par les personnages."
Bloody Weekend Festival (2018)
C’est lors du Bloody Weekend Festival, le 3 juin 2018, que nous rencontrons Fred Williamson, Owen et moi. Le contact est immédiat. Sourire franc, regard direct, présence intacte : on sent tout de suite l’expérience et le respect du public.
Il prend le temps d’échanger avec nous, s’intéresse sincèrement à notre passion pour le cinéma et souligne combien il trouve important de transmettre l’amour des films et du cinéma en famille. Un discours qui fait écho à tout ce qu’on vit ensemble autour de ces œuvres cultes.
Une rencontre authentique avec une figure majeure du cinéma d’exploitation, marquée par la bienveillance, la discussion et un vrai respect pour ceux qui continuent de faire vivre ces films, génération après génération.