D’une image médiatique assumée à l’horreur contemporaine
"Natasha Tosini possède un parcours atypique, construit bien avant son arrivée dans le cinéma d’horreur. Avant d’être actrice, elle s’est fait connaître au Royaume-Uni comme modèle glamour et personnalité médiatique, apparaissant dans plusieurs magazines et séances photo orientées glamour / érotique, un univers très codifié de la presse britannique des années 2010. Cette période a largement façonné son image publique et son rapport au corps et à la provocation visuelle.
C’est avec Winnie-the-Pooh: Blood and Honey que Natasha Tosini opère un virage clair vers le cinéma de genre. Le film, volontairement brutal et polémique, lui permet de quitter l’image purement médiatique pour s’inscrire dans une démarche d’actrice, au sein d’un cinéma indépendant qui joue frontalement avec le choc et le détournement d’icônes populaires.
Son passage du monde du glamour à l’horreur n’est pas une rupture, mais une continuité : même rapport au regard, même volonté d’assumer une image forte, déplacée cette fois dans un cadre horrifique. Un parcours qui reflète l’évolution d’un cinéma indépendant britannique où les frontières entre médias, genres et images sont de plus en plus poreuses."
Un échange inattendu à Londres
Avec Jenny, nous avons rencontré Natasha Tosini à Londres lors du Silver Scream Con, le week-end des 13 et 14 décembre. Elle était assise au premier rang lors de notre arrivée. Lorsqu’elle s’est levée, sa présence nous a frappés autrement : encore plus touchante, encore plus évidente.
L’échange a été bref, le temps d’un flash et de quelques mots, mais suffisamment marquant pour laisser une impression durable, en décalage total avec l’univers brutal des films auxquels elle est associée.